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Recherche spatiale: pourquoi l’Inde est-elle rentrée dans la course à la Lune?

Source: RFI | Original Published At: 2023-08-23 22:05:00 UTC

Key Points

  • L'Inde réussit l'alunissage de Chandrayaan-3, devenant la quatrième puissance spatiale après les États-Unis, la Chine et l'Union soviétique.
  • La mission indienne coûte 75 millions de dollars, un budget inférieur à celui des concurrents grâce à une main-d'œuvre qualifiée.
  • Le pays vise à multiplier par cinq sa part dans le marché spatial mondial d'ici 2040.
  • Le pôle Sud lunaire, zone d'atterrissage de Chandrayaan-3, suscite des intérêts économiques pour ses ressources potentielles.
  • Six missions robotisées lunaires sont prévues dans les prochains mois, incluant des projets japonais, américain et chinois.

L’Inde fait désormais partie du club très fermé des puissances capables de poser un engin spatial sur la Lune. Le succès de la mission Chandrayaan-3, en plein sommet des Brics, est un « jour historique » pour le Premier ministre Narendra Modi. Au-delà du prestige, cette course au satellite naturel de la Terre présente aussi des enjeux économiques.

Quatre ans après un premier échec, l’Inde rejoint les États-Unis, la Chine et l’Union soviétique dans la courte liste des puissances s’étant montrées capables de réussir un alunissage contrôlé.

Mais cette mission spatiale indienne aura coûté moins de 75 millions de dollars, un budget bien inférieur aux programmes spatiaux de ses concurrents, en partie grâce aux nombreux ingénieurs formés dans le pays.

De quoi faire de l’Inde un acteur attractif de l’industrie spatiale. Le pays ambitionne de multiplier par cinq, d’ici à 2040, son poids dans le marché mondial. On pense à la mise en orbite de satellites et à tous les fournisseurs indiens de modules électroniques et techniques qui ont d’ailleurs bondi en Bourse.

Cette mission s’inscrit aussi dans un regain d’intérêt général pour la Lune, puisque pas moins de six missions robotisées sont prévues dans les prochains mois.

Le Japon espère devenir la cinquième puissance lunaire, tandis que les États-Unis et la Chine ont prévu des missions habitées d’ici à la fin de la décennie.

Ils visent le pôle Sud lunaire, la région où vient d’alunir la mission indienne, une zone grande comme la région parisienne qui pourrait contenir de l’eau et, peut-être, des ressources énergétiques ou minières. On parle de perspectives à long terme, mais avec ce premier succès, New Delhi entend bien rester dans la course.

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