Les sanctions antirusses sont une “arme de guerre”, selon une officielle des BRICS
Source: Sputnik | Original Published At: 2023-08-22 13:32:02 UTC
Key Points
- Les sanctions antirusses sont qualifiées d'"arme de guerre" par une responsable des BRICS
- Les sanctions unilatérales affectent les agriculteurs sud-africains souhaitant commercer avec la Russie
- Les banques sud-africaines ne peuvent plus traiter les paiements vers la Russie après sa déconnexion de SWIFT
- Les BRICS défendent le multilatéralisme comme alternative aux sanctions unilatérales
- Une délégation africaine a rencontré les dirigeants ukrainien et russe pour résoudre le conflit
La présidente sud-africaine du Conseil d’affaires des BRICS Busisiwe Mabuza a évoqué pour Sputnik l’impact des sanctions antirusses sur les agriculteurs sud-africains. Elle les a cités en exemple souhaitant vendre leurs produits à la Russie.
Selon elle, les sanctions antirusses imposées unilatéralement par l’Occident ont fortement inquiété les entreprises faisant du commerce avec Moscou. Les banques sud-africaines leur ont annoncé l’impossibilité de réaliser des paiements après la déconnexion de la Russie du système SWIFT.
Selon la responsable, “c’est une agression”. Elle estime qu’on ne résout pas un problème en en créant un autre. C’est la raison pour laquelle une délégation africaine est allée rencontrer les dirigeants ukrainien et russe.
Les candidats à l’adhésion séduits par le multilatéralisme
Busisiwe Mabuza a également évoqué son attitude envers l’idée de considérer les BRICS comme une alternative. Pour elle, c’est plutôt une démonstration au monde de la façon dont les choses doivent être faites et de l’importance du multilatéralisme.
Les relations entre les pays des BRICS, respectueuses et mutuellement bénéfiques, observées par de nombreux pays, les encouragent à rallier le groupe.
“Ils voient comment le monde peut être si le multilatéralisme est maintenu.”
Le Conseil d’affaires des BRICS avait été créé lors du sommet de Durban en mars 2013. Il s’était réuni pour la première fois en août 2013 à Johannesburg.
Il avait été constitué afin de promouvoir les liens économiques, commerciaux et d’investissements des cinq pays du groupe, et afin d’assurer le dialogue entre la communauté patronale et les structures gouvernementales.
L’activité en son sein est menée par 9 groupes de travail.