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Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, les dirigeants du Conseil de sécurité brillent par leur absence

Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, les dirigeants du Conseil de sécurité brillent par leur absence
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Source: Le Monde | Original Published At: 2023-09-19 11:00:05 UTC

Key Points

  • Absence des dirigeants des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (France, Chine, Russie, Royaume-Uni) à l'Assemblée générale
  • Présence exceptionnelle de Joe Biden et Volodymyr Zelensky dans un contexte de guerre en Ukraine
  • Crisis du multilatéralisme et paralysie de l'ONU due aux tensions géopolitiques
  • Déplacement de Xi Jinping au sommet des BRICS avec leur élargissement à six nouveaux pays
  • Division internationale sur la condamnation de la Russie concernant la guerre en Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue américain, Joe Biden, à la Maison Blanche, à Washington, le 21 décembre 2022. BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Emmanuel Macron ne sera pas là, les dirigeants chinois, Xi Jinping, russe, Vladimir Poutine, et britannique, Rishi Sunak, non plus. Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres permanents du Conseil de sécurité vont briller par leur absence, lors de l’Assemblée générale des Nations unies cette semaine à New York. Seul le président américain, Joe Biden, devait participer, mardi 19 septembre, aux côtés de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, à la grand-messe diplomatique de la rentrée, dominée une fois encore par la guerre en Ukraine.

Ces absences illustrent la crise qui frappe les enceintes onusiennes, sur fond de fragmentation de la scène internationale. « Le multilatéralisme est en grande difficulté dans un monde de plus en plus multipolaire. L’absence des dirigeants du Conseil de sécurité est un symptôme de plus, mais pas le seul, de la paralysie de l’ONU, en raison de la guerre en Ukraine et de la rivalité sino-américaine », observe l’ancien diplomate Gérard Araud, ex-ambassadeur français auprès des Nations unies.

L’absence de Xi Jinping et de Vladimir Poutine n’est pas une surprise. Le premier n’est jamais venu à l’Assemblée générale, où il préfère intervenir à distance, tandis que le second y a compté ses apparitions. Aux Etats-Unis, le chef du Kremlin risque de surcroît d’être arrêté en raison du mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, liés à la déportation d’enfants ukrainiens. Les deux dirigeants sont d’autant moins soucieux de se présenter à l’ONU, qu’ils contestent l’ordre international dominé, selon eux, par les Occidentaux, et dénoncent « l’hégémonie » des Etats-Unis. En août, Xi Jinping a préféré se déplacer à Johannesburg pour le sommet des BRICS, dont il a obtenu l’élargissement à six nouveaux Etats (Arabie saoudite, Emitats arabes unis, Iran, Egypte, Ethiopie et Argentine).

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La non-participation des deux dirigeants européens membres du Conseil de sécurité est plus étonnante, dans la mesure où le Vieux Continent, à commencer par la France et le Royaume-Uni, se démène pour tenter de sauver ce qui peut l’être du multilatéralisme. Le Conseil de sécurité, dont Paris et Londres demandent en vain l’élargissement contre l’avis de Pékin et de Moscou, est certes paralysé par le comportement de la Russie, un membre permanent qui viole la charte des Nations unies, et dispose d’un droit de veto bloquant, dans cette enceinte, toute condamnation à son encontre. Une situation qui renforce l’importance de l’Assemblée générale, où les Etats membres votent sur un pied d’égalité. Mais cette instance est elle-même partagée : à l’instar de la Chine et de l’Inde, une trentaine d’Etats membres s’abstiennent de condamner Moscou depuis les débuts de la guerre en Ukraine.

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