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Les marchés regardent la France

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Source: Zonebourse.com | Original Published At: 2024-12-02 06:58:17 UTC

Key Points

  • Les marchés américains atteignent des records en novembre 2024, avec des gains significatifs pour le Dow Jones, Nasdaq et S&P 500.
  • La France devient le maillon faible de la zone euro en raison de l'instabilité politique et budgétaire.
  • Donald Trump menace les BRICS de droits de douane de 100% s'ils créent une nouvelle devise concurrente du dollar.
  • Les rendements obligataires chinois atteignent des niveaux historiquement bas, indiquant des attentes de relance monétaire.
  • Le CAC40 français subit des pertes alors que les investisseurs redoutent une crise politique et économique.

Les indices américains n’ont eu besoin que d’une demi-séance vendredi pour aller décrocher des records et clôturer un mois de novembre boursièrement faste. La bourse de New York était fermée jeudi pour la fête de Thanksgiving, suivie traditionnellement par une séance écourtée le vendredi. En France, le gouvernement joue un quitte ou double sur le budget. La zone euro est plus fragilisée que jamais.

Pendant les fêtes de fin d’année, si quelqu’un vous demande comment Wall Street a accueilli la réélection de Donald Trump, vous n’aurez qu’à citer les chiffres de novembre. Sur le mois, le Dow Jones a gagné 7,5%, le Nasdaq 6,2% et le S&P 500 5,7%. La palme revient toutefois au Russell 2000, qui suit les petites valeurs américaines, avec +10,8%. Les stratèges américains avaient, très tôt, fléché cette taille d’entreprise comme la principale bénéficiaire du retour de Trump aux affaires. L’Europe a du mal à suivre le rythme, en partie parce que les gains des Etats-Unis se sont faits contre ceux du reste du monde : ce que l’on appelle le “Trump Trade” se joue de l’intérieur et est censé être défavorable aux autres économies. Le DAX, en dépit des déboires de l’économie allemande, est l’indice qui s’en tire le mieux pour le moment en 2024. Il a gagné 2% en novembre. Le CAC40 français, lui, accuse 2,35% de baisse en novembre et plus de 4% depuis le début de l’année.

Les Etats-Unis attaquent donc le dernier mois de l’année sous de bons auspices, avec 26,5% engrangés par le S&P500 depuis le 1er janvier. Décembre est réputé pour héberger le “rallye de fin d’année”, c’est-à-dire une période de hausse. C’est d’ailleurs une réalité statistique : des 12 mois de l’année, décembre est le plus favorable aux investisseurs avec 70 hausses sur les 96 dernières années sur le S&P 500 (Source Yardeni Research).

Revenons quelques instants sur la France, qui est devenue le maillon faible de la zone euro depuis la dissolution de l’assemblée nationale le 9 juin dernier. Le gouvernement-rustine de Michel Barnier pourrait chuter dans les jours qui viennent, et peut-être même dès aujourd’hui. La situation est scrutée de près par les marchés financiers qui n’aiment pas ce genre de situation, car elle constitue un bon terreau de crise régionale. Autant dire qu’en cas de censure pour cause d’impasse budgétaire, les investisseurs renforceraient leur repli sur les Etats-Unis. Vendredi, l’agence S&P a maintenu la note de solidité financière de l’Hexagone à “AA-” et a même conservé une perspective “stable”, ce qui était loin d’être acquis.

Dans le volet macro, les rendements des obligations chinoises à 10 ans sont passés sous la barre des 2% pour la première fois depuis 2002. Ça ne vous parle pas tellement dit comme ça, mais c’est le signe que les marchés s’attendent à ce que la banque centrale chinoise continue à baisser ses taux pour soutenir la reprise. Ceux qui espéraient de nouvelles annonces en sont pour leur frais : le Parti communiste local n’a pas publié le compte-rendu de sa réunion de novembre, laissant les investisseurs dans le flou. Maigre satisfaction : les indicateurs PMI manufacturiers de novembre confirment un frémissement haussier. Mais les spécialistes mettent ce sursaut sur le compte de la sur-expédition de marchandises pour anticiper la montée des barrières douanières. Les PMI des services sont pour leur part décevants.

Après avoir concentré ses menaces sur le Canada, le Mexique et la Chine, Donald Trump s’est, cette fois, attaqué aux BRICS et à leur volonté de s’affranchir de la tutelle du dollar. Le président-élu a en substance exigé de ces pays qu’ils s’engagent à ne pas créer de nouvelle devise ou à utiliser une devise existante pour concurrencer le dollar, sans quoi, je cite “ils subiront des droits de douane de 100% et doivent s’attendre à dire au revoir à la perspective de vendre dans la magnifique économie américaine”.

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