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Trump poursuit son offensive tarifaire en réactivant des droits de douane pour sept pays

Source: Radio-Canada | Original Published At: 2025-07-09 18:00:00 UTC

Key Points

  • Donald Trump relance sa campagne tarifaire punitive après une pause de trois mois
  • Sept nouveaux pays ciblés avec des droits de douane de 20 à 30%
  • Le Brésil (membre du BRICS) pourrait être pénalisé davantage
  • Le BRICS critique les mesures tarifaires unilatérales des États-Unis
  • Nouvelles menaces tarifaires sur le cuivre (50%) et les médicaments (200%)

Le président américain Donald Trump a tiré mercredi la deuxième salve de sa vaste campagne tarifaire punitive, relancée cette semaine après trois mois de pause.

Après avoir ciblé 14 pays lundi, il a ajouté à la liste sept pays, tous des partenaires commerciaux mineurs.

Le président américain a rendu publiques sur son réseau Truth Social les lettres transmises aux dirigeants des nouveaux pays visés, soit les Philippines, Brunei, la Moldavie, l’Irak, la Libye, l’Algérie et le Sri Lanka, qui se sont vu signifier les taux qui leur seront respectivement imposés le 1er août. Ceux-ci oscillent entre 20 % et 30 %.

Les pays qui étaient dans sa mire il y a deux jours, dont le Japon et la Corée du Sud, font face à des tarifs douaniers allant jusqu’à 40 %.

Dans certains cas, l’administration Trump a maintenu les taux brièvement imposés en avril, mais certains pays, comme les Philippines, sont dorénavant frappés de droits de douane plus élevés, alors que d’autres, comme le Bangladesh, voient leurs taux révisés à la baisse, sans qu’aucune explication ne soit donnée.

Dans l’ensemble, les modifications sont modestes. Les plus grands changements – des diminutions respectives de 13 et 14 points de pourcentage – concernent le Cambodge et le Sri Lanka.

Dans tous les cas, les droits de douane demeurent très élevés.

Ces tarifs douaniers peuvent être modifiés, à la hausse ou à la baisse, en fonction de nos relations avec votre pays , avertit en outre le président Trump, qui appelle notamment les entreprises étrangères à délocaliser leur production aux États-Unis.

Interrogé sur la méthodologie derrière les calculs en marge d’une rencontre avec des leaders africains à la Maison-Blanche, il n’a pas clarifié les raisons qui sous-tendent les nouveaux taux. Il s’est contenté de reprendre ses critiques envers les pays qui profitent, selon lui, des États-Unis, évoquant des chiffres bruts , des faits et l’ histoire passée .

Il avait indiqué mardi soir qu’il publierait le lendemain matin les lettres visant un minimum de sept pays et qu’il en ajouterait d’autres en après-midi.

Dans la gestion de ses droits de douane punitifs, l’administration Trump ne considère pas la force économique du pays ou l’importance des liens commerciaux avec les États-Unis. Le critère pris en compte est l’existence d’un déficit commercial des États-Unis par rapport à ces pays.

Le Brésil pourrait être pénalisé davantage

Lors de sa réunion avec les dirigeants africains, Donald Trump a par ailleurs précisé aux médias qu’il annoncerait les tarifs douaniers ciblant les exportations du Brésil plus tard dans la journée ou jeudi.

À l’instar des autres pays qui ne présentent pas une balance commerciale excédentaire avec les États-Unis, il était ciblé par un taux plancher de 10 %.

Le Brésil fait cependant partie du BRICS , un groupe de pays notamment composé de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, désormais dans la mire de Donald Trump.

Dimanche, ce dernier a menacé d’imposer des droits de douane additionnels de 10 % à tout pays qui s’alignera avec les politiques anti-américaines du BRICS , sans spécifier à quelles politiques il faisait référence.

Ce week-end, le BRICS avait toutefois exprimé des préoccupations sérieuses devant la montée de mesures tarifaires et non tarifaires unilatérales qui faussent les échanges et sont incompatibles avec les règles de l’[Organisation mondiale du commerce] .

Mardi, Donald Trump a par ailleurs soutenu que les négociations commerciales avec la Chine et l’Union européenne (UE) se déroulaient positivement, ce qui ne l’a pas empêché d’envisager d’aviser l’ UE de l’entrée en vigueur des droits de douane la visant au cours des prochains jours.

En avril dernier, les pays de l’ UE ont été visés par des droits de douane de 20 %.

De son côté, la Chine, initialement frappée de droits punitifs de 34 %, a rapidement vu le taux bondir à 125 % (avec un taux cumulatif de 145 % en tenant compte des deux vagues tarifaires précédentes) après avoir riposté à l’offensive tarifaire américaine.

En mai, Pékin et Washington ont mis leur guerre commerciale en pause pour trois mois, avant d’établir le cadre général d’une entente quelques semaines plus tard, mais la trêve reste fragile et les détails demeurent flous. En tout, une soixantaine d’États et de territoires – certains étant même inhabités – ont été frappés en avril dernier de ces droits de douane qualifiés à tort de réciproques par le président américain.

Initialement entrés en vigueur le 9 avril, ces tarifs douaniers avaient été suspendus quelques heures plus tard, avec un deuxième échéancier fixé au 9 juillet advenant l’absence d’accord commercial au cours de ces 90 jours.

Lundi, le président a cependant signé un décret faisant du 1er août la nouvelle date d’entrée en vigueur de ces tarifs douaniers.

En avril, son administration avait assuré pouvoir conclure 90 ententes commerciales en 90 jours . À la veille de l’échéance, seulement deux accords préliminaires ont été annoncés, le premier avec le Royaume-Uni, le deuxième avec le Vietnam.

Un nouveau front tarifaire

Donald Trump a par ailleurs annoncé mardi de nouveaux droits de douane sectoriels, visant cette fois le cuivre importé, qui sera surtaxé à hauteur de 50 %. Il n’a cependant pas officialisé cette annonce par un décret et n’a pas fourni la date de l’entrée en vigueur.

Le président a aussi brandi la menace de tarifs douaniers de 200 % sur les médicaments.

Deuxième exportateur de cuivre vers les États-Unis, le Canada serait particulièrement touché par les droits de douane sur ce métal.

Il pâtit déjà des droits sectoriels majorés à 50 % sur l’acier et l’aluminium, dont il est le principal fournisseur des Américains, en plus d’être sous le coup d’autres droits de douane.

Les exportations canadiennes qui ne sont pas couvertes par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) sont touchées par des tarifs douaniers atteignant jusqu’à 25 %. Après des volte-face du président américain, le Canada et les États-Unis se sont donné jusqu’au 21 juillet pour sceller une entente.

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